La bataille d'Alsace- l'Opération Klein Bär

Du coté allemand, on prépare depuis longtemps la dernière grande offensive de 1940, l’opération « Klein Bär ».

Le général DOLLMANN doit franchir le Rhin en force avec la VII Armée et débarquer sur la rive française.

Il a à sa disposition suffisamment de moyens de franchissement, une bonne partie ayant été récupérée en Pologne les semaines précédentes…

L’artillerie allemande aligne plus de 300 pièces de campagne plus une brigade de Flak (l'abréviation du mot allemand Fliegerabwehrkanone, signifiant « canon antiaérien ») avec des pièces de 88mm  et de 20 mm.

Canon de 88mm

Coté effectifs, les allemands vont attaquer avec 7 divisions dont 3 en premier échelon sur un front défendu sur la rive française par seulement 7 bataillons et un appui d’artillerie dérisoire.(absence total d’appui aérien).

« Klein Bär » est déclenchée dans la matinée du samedi 15 juin 1940.

A 9 h, toute l’artillerie allemande ouvre le feu pendant 10 interminables minutes. Les 88 Flak tirent à bout portant à 250 mètres et les 37 Flak attaquent les créneaux. Cette préparation d’artillerie neutralise la plupart des casemates.

Les pionniers d’assaut débarquent et ouvrent un cheminement à travers les barbelés.

Stumboot-cannot d'assaut allemand sur le Rhin

Devant Neuf Brisach, la farouche réaction des hommes du 28e RIF empêche tout débarquement. La 1ère vague a perdu 8 sturmbooten chargés de pionniers.

Plus au nord, les allemands réussissent  à passer le fleuve et passent à l’attaque de la ligne de défense des villages. Malgré l’appui des Stukas, la progression des troupes d’assaut s’effectue avec lenteur. Le régiment 360 n’atteindra Marckolsheim que dans la matinée du 17 juin, après les combats livrés avec bravoure par le 42e  R.I.F.

Sur le reste du front l’avance des allemands sera plus rapide mais sans grand mérite, le général COUSSE, ayant reçu l’ordre de replier sa division sur les Vosges dans la soirée du 16 juin, a profité de la nuit pour  décrocher.

La Victoire allemande, par KO a été rendue possible par leur supériorité numérique et technique :

Le rapport de force avantageait largement les Allemands :

  Allemands Français
Infanterie 27 bataillons 8 bataillons
Artillerie 673 canons 24 canons
Aviation 138 avions 0 avion