Témoignages

> En plus des récits des combats accessibles à travers les journaux de marche des unités de la 3rd Division,

vous trouverez ici les témoignages de contemporains de cette époque, à commencer par celui de mon père,

Pierre JUIF, alors âgé de 16 ans.

Les évènements relatés sur cette première page ont été vécus dans le voisinage de la maison familiale située

rue du Vergerot à LURE (70), face à la route de Vesoul :


    "Depuis le début de septembre 1944, le flot de véhicules des allemands en retraite est pratiquement continu.

Un soir, après le couvre-feu nous entendons une troupe bruyante arrêtée, et sommes surpris par des jurons en français !

Nous sortons de la maison pour constater que ce ne sont pas encore les libérateurs mais des miliciens français qui nous

réclament à boire. (ils repartiront peu après avec les troupes allemandes en direction de Belfort)

Quelques temps auparavant un convoi de véhicules à chenilles dont un portant une grosse croix rouge avait été attaqué sur la

route de Vesoul à la hauteur de la ferme Notre Dame par un avion américain qui volant très bas. En quelques minutes il ne

resta plus de ces véhicules chargés de munitions que des carcasses calcinées.

retraite des allemands en direction de Belfort

 

Au fil des jours les convois sont de plus en plus denses et hétéroclites, où se mêlent, recouverts de branchages,

engins militaires, véhicules réquisitionnés, chariots pris à des paysans, des bicyclettes et quelques chars.

Un char Panther quitte le quartier de la Pologne

 

 Pour mieux entendre le bruit annonciateur de l'avion maraudeur, des soldats sont couchés sur les ailes avant des voitures

 et, au moindre geste, tout le monde saute au fossé. Pour sortir plus vite les allemands ont arraché les portières des tractions

 Citrôen...

Les allemands ont une double hantise, "terrorist" (= les actions de la résistance) et les avions qui mitraillent à tout moment

les routes encombrées.

Parmi les dernières troupes en retraite, des unités de cosaques de l’armée Vlassof participent aux combats de retardement

livrés par l'armée allemande ; un officier de cosaques installé chez Desevaux, qui estime la guerre perdue sans aucun

espoir, restera mêlé aux habitants, attendant en civil dans la cave l'arrivée des américains.

 

Le samedi 16 septembre en nous réveillant, nous sommes surpris par le silence, nous sortons et constatons que les

allemands ont décroché dans la nuit et qu'il n'y a plus de militaires aux alentours. Une explosion a retenti,

les allemands ont fait sauter le pont sur l'Ognon pour couvrir leur retraite.

Dans la matinée nous verrons encore quatre cyclistes allemands qui s'interrogent sur la route à prendre.

Enfin ils arrivent, les boys de la 3ème DIUS ! Les GI du 1er bataillon du 15ème Régiment d'Infanterie pénètrent en ville aux alentours de midi,                        le samedi 16 septembre 1944

                                                           

Enfin, vers midi, arrivant par la route de Vesoul, sur deux colonnes, les soldats américains de la 3ème D.I.U.S. marchant de chaque coté de la route, arrivent flegmatiques,

libérateurs de la ville de Lure"


> Retour au SOMMAIRE                  > Autres témoignages *       > VOS témoignages

*(Marcel EUVRARD, Pierre ANTOINE,André MERCIER, Abbé THOMASSEY, Témoignages de Lurons...)



        

Accueil ׀ Sommaire I Préambule ׀  Récits Historiques ׀ Témoignages ׀ Galerie Photo ׀ Bibliographie ׀ Liens ׀ Me contacter ׀ Livre d'or I Musée

La 3rd IDUS ׀  Unités de la 3rd IDUS ׀ Organisation ׀ Historique Division ׀ Uniformologie ׀ Le GI américain ׀ Je recherche ׀ Plan du site ׀ Index du site I Statistiques du site I

                               

Auteur Thierry JUIF
Copyright © 2004/2011. Tous droits réservés.