Le saillant de Saint Mihiel :

Fin septembre 1914, les forces allemandes se portent sur la plaine de la Woëvre, en direction de Saint-Mihiel.

 

Après deux tentatives manquées, les unités allemandes s‘emparent de la ville de Saint-Mihiel et du fort du Camp des Romains

qui la domine; le saillant de Saint-Mihiel qui coupe les voies de communication Sud- Nord vers Verdun est créé !

 

La ville n'est pas évacuée et les habitants qui n'ont pas fuit restent prisonniers pendant quatre ans.

Les allemands franchissent la Meuse (20-25 septembre 1914) et remontent vers le nord pour encercler et faire capituler la

place- forte de Verdun.

 

La résistance imprévue du fort de Troyon bloque la tentative sur Verdun qui reste entre les mains des Français. A l‘automne 1914,

le front jusque-là mouvant se stabilise et les troupes s‘enterrent dans un double réseau de tranchées.

 

Dans la ligne de front, la zone de Saint-Mihiel forme un "saillant“ qui s‘enfonce comme un coin dans les lignes françaises;

l‘existence de ce saillant limite et affaiblit les liaisons entre l‘arrière et la place de Verdun. C‘est pourquoi l‘état-major allemand

a coûte que coûte maintenu cette position et, pendant quatre ans, les unités allemandes ont repoussé toutes les tentatives

françaises de reconquête.

 

Au cours de l'été 1918, le Général Pershing prend le commandement de la 1ère Armée Américaine et se voit confier la libération

du Saillant de Saint-Mihiel, en collaboration avec le 2ème corps d'armée colonial français. Les combats sont menés du 12 au

15 septembre 1918.

Dès le 13 septembre, les objectifs principaux sont atteints et même dépassés; le saillant de Saint-Mihiel est libéré et le nouveau

front est fixé pratiquement en ligne droite entre la ville de Pont-à-Mousson et les Éparges. Les pertes alliées sont de 7000 morts 

et blessés.  Il y a 16.000 prisonniers allemands.


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