LURE dans la tourmente 1940

 

La mobilisation

        Dès 1938, en raison des tensions internationales, les ouvrages de la Ligne Maginot ont été périodiquement occupés par leurs équipages et les troupes d'intervalle. Ainsi du 23 septembre au 6 octobre 1938, les ouvrages sont occupés en conditions réelles, troupes d’active et de réservistes.  C'est ainsi que Georges JUIF sera mobilisé du 24 septembre  au 5 octobre 1938 et affecté au 75e  Régiment Régional. C’est l’attente angoissée du dénouement jusqu’à la lamentable capitulation de Munich. La guerre est évitée pour l’instant mais au prix fort pour les démocraties...

A partir d’août 1939 la situation en Europe se dégrade encore en raison des frictions qui opposent allemands et polonais au sujet du corridor de Dantzig.

Le 21 août 1939 le dispositif de montée en charge des secteurs fortifiés de la Ligne Maginot se met en place.  Georges JUIF, réserviste, est de nouveau mobilisé à compter du 25 août 1939 et affecté maintenant au 71e Régiment Régional.

 A la veille de la déclaration de guerre, les défenseurs de ligne Maginot sont prêts.

Le 1er septembre 1939, sans déclaration de guerre préalable, 52 divisions de la Wehrmacht franchissent la frontière polonaise. Aussitôt la radio française annonce la mobilisation générale des armées de terre, de mer et de l’air sur toute l’étendue du territoire décrétée par le gouvernement pour le lendemain. Par ailleurs, un décret en conseil des ministres établit l’état de siège dans tous les départements.

La mobilisation générale, qui concerne 4 734 250 français est confirmée par voie d'affichage dans toutes les communes :

Affiche de la mobilisation

Pour éviter le massacre des populations civiles coincées entre la Ligne Maginot et la ligne Siegfried (du coté allemand), le gouvernement français décrète l’évacuation des civils sur une bande de 5 à 8 km le long du Rhin.   L’Etat Major ordonne ainsi l’évacuation de 380 000 alsaciens et 210 000 lorrains vers le sud de la France...

Le 2 septembre 1939,  liée au gouvernement polonais par un traité d’assistance depuis 1921, la France adresse à Berlin un ultimatum exigeant des troupes allemandes l’évacuation du territoire polonais dans un délai de 12 heures.

Le 3 septembre, l’Allemagne refuse l’ultimatum et poursuit ses opérations en Pologne.

Après avoir accepté le réarmement de la Rhénanie (1936), l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne (1938) puis le démembrement de la Tchécoslovaquie (1939), la France est au pied du mur.

A 17 heures elle déclare la guerre à l’Allemagne (l’Angleterre avait fait de même à 11 h du matin).

A Lure, le 3 septembre 1939 à 17 heures, les cloches de l'Eglise St Martin sonnèrent à toute volée pour annoncer la la déclaration de guerre à l'Allemagne.

C'est alors le départ des pères, maris, fiancés, enfants pour les centres mobilisateurs. C'est ainsi qu'un centre de mobilisation sera installé à Roye.

Bientôt, à la demande des autorités militaires, l'Hôpital Marie Richard est reconverti en hôpital militaire et ses services sont alors transférés dans l'école des filles de la rue Pasteur.

Au quartier Lasalle, le groupe de transport 121/24 (ex 121e escadron du train automobile) a quitté son casernement pour participer à la mise en place de la 15ème Division d'Infanterie à la frontière lorraine.*

La caserne sera ensuite occupée par une compagnie d'affectés spéciaux (travailleurs et employés venant remplacer aux postes de travail de première nécessité les mobilisés).

Puis ce fut le calme plat, la drôle de guerre...


* Au cours du printemps 1940, le 121/24 groupe de transport exécutera des missions de renforcement des unités d'infanterie dans la Meuse et en Moselle. Le groupe est engagé jusqu'au 24 mai dans le déplacement des régiments d'infanterie montant vers la ligne des combats. Au cours de ces mouvements il subira de violentes attaques aériennes. Le 21 mai 1940, il reçoit un message de félicitations du général DOUMENC pour son action et obtiendra 30 citations.


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